French (Canada) typography rules · fr-CA
Français (Canada)
French (Canada) sets primary quotation marks as «…» and secondary quotation marks as “…”, with U+00A0 no-break space inside the marks (secondary: no space inside the marks). A break in a sentence is written with an em dash (U+2014) with a space on each side; no single range convention is verified, so none is substituted. U+00A0 goes before :.
Run polytypo with French (Canada) rules
Edit the text and polytypo typesets it with the fr-CA locale, in your browser. The code under the form is the call that produces the result.
The call the form above is making, right now
Other locales, and all the options, are in the full playground.
French (Canada) typography at a glance #
| Tag | fr-CA |
|---|---|
| Name | French (Canada) |
| Primary quotes | « U+00AB left-pointing double angle quotation mark … » U+00BB right-pointing double angle quotation mark |
| Secondary quotes | “ U+201C left double quotation mark … ” U+201D right double quotation mark |
| Parenthetical dash | spaced em dash |
| Range dash | no dash substitution |
| Rules with citations | nbsp, quotes, dashes, ellipsis, hyphen |
| Conformance cases | 40 |
Which locale tags resolve to French (Canada)? #
The locale option is resolved exactly, then by declared alias, then by dropping the region once; anything else throws POLYTYPO_UNKNOWN_LOCALE.
| Tag | How it resolves |
|---|---|
fr-CA | registered locale |
Which quotation marks does French (Canada) use? #
| Primary | « U+00AB left-pointing double angle quotation mark … » U+00BB right-pointing double angle quotation mark — U+00A0 no-break space inside the marks |
|---|---|
| Secondary | “ U+201C left double quotation mark … ” U+201D right double quotation mark — no space inside the marks |
Elision clitics
Word fragments that stand against an apostrophe at the edge of an inline span; a narrow mark next to one is not paired as a quotation.
| Before the apostrophe | l j m t s c qu jusqu d n lorsqu puisqu quoiqu |
|---|---|
| After the apostrophe | none |
quotes
How are apostrophes set in French (Canada)? #
apostrophe
Which dashes does French (Canada) use for breaks and ranges? #
Parenthetical break (dash.parenthetical) | an em dash (U+2014) with a space on each side |
|---|---|
Between numbers and dates (dash.range) | no substitution: the locale has no verified convention, so the rule writes nothing |
The dashes rule reads the parenthetical convention. The ranges rule reads the range convention and is off by default.
dashes
How is the ellipsis set in French (Canada)? #
An ellipsis keeps its full form after ! and ?; this locale does not abbreviate it there.
ellipsis
How are hyphens handled in French (Canada)? #
The hyphen lists are empty for this locale, so the hyphen rule changes nothing.
Where does French (Canada) use no-break spaces? #
Characters that take U+00A0 before them (nbsp.beforePunctuation) | : |
|---|---|
Characters that take U+202F before them (nbsp.narrowBeforePunctuation) | none |
Short words after which the space becomes U+00A0, so the word is not left at the end of a line (nbsp.afterShortWords) | none |
Multi-token abbreviations whose internal spaces become U+00A0 (nbsp.abbreviations) | p. ex. |
Units and signs bound to the preceding number with U+00A0 (nbsp.beforeUnits) | % ‰ € °C km cm mm kg km/h kWh |
Abbreviations bound to the following number with U+00A0 (nbsp.beforeNumber) | art. fig. n° N° |
Abbreviations bound to the following word with U+00A0 (nbsp.beforeWord) | M. MM. Mme Mmes Mlle Mlles |
Symbols bound to the following number with U+00A0 (nbsp.afterSymbols) | § |
Initials (nbsp.initialBinding) | single — a lone initial is bound to the following word as well as a chain of initials |
spaces
nbsp
How are symbols set in French (Canada)? #
symbols
How does French (Canada) text behave in text, HTML and Markdown modes? #
Each input is the locale's sample sentence followed by a code run, say("a -- b ..."). text mode sets the whole string as prose, code run included. In html and markdown mode the code run comes back byte for byte; only the prose is set.
How does French (Canada) differ from French (France)? #
fr-CA and fr are separate locales. Fields whose values differ:
| Field | fr-CA | fr |
|---|---|---|
nbsp.narrowBeforePunctuation (entries only in one) | — | ; ! ? |
The same input through both:
Which sources define French (Canada) typography? #
9 citations in spec/locales/fr-CA.json, grouped by the rule each one supports. A citation names the authority; the note records what the source does and does not settle.
ellipsis
- Jacques André, Petites leçons de typographie, § 5.1.2 et tableau 2 — voir spec/locales/fr.json pour la citation complète jacques-andre.fr
Repris tel quel de fr ; aucune source québécoise consultée séparément pour ce point, aucun écart identifié dans les sources OQLF lues.
dashes
- Jacques André, Petites leçons de typographie, § 2.2 et tableau 1 — voir spec/locales/fr.json pour la citation complète ; corroboré par l'OQLF, « Tiret : mise en valeur » : « Les tirets sont précédés et suivis d'un espacement. » vitrinelinguistique.oqlf.gouv.qc.ca
Repris de fr : tiret cadratin espacé pour l'incise, aucune valeur de plage vérifiée (range: none). L'OQLF confirme l'espacement mais ne distingue pas le cadratin du demi-cadratin ; aucun écart québécois trouvé sur ce point.
hyphen
- Jacques André, Petites leçons de typographie, tableau 1 — voir spec/locales/fr.json pour la citation complète jacques-andre.fr
Repris tel quel de fr : aucune source consultée n'impose un trait d'union insécable pour une classe fermée de formes morphologiques françaises, en France comme au Québec.
quotes
- Office québécois de la langue française, Banque de dépannage linguistique, « Généralités sur les guillemets » : « Les guillemets français (« »), appelés chevrons à cause de leur forme, sont ceux que l'on utilise normalement dans un texte français » ; « Une espace insécable sépare les guillemets ouvrants et fermants du texte » ; pour une citation à l'intérieur d'une citation, « on utilise successivement les guillemets anglais doubles, puis anglais simples » vitrinelinguistique.oqlf.gouv.qc.ca
Chevrons, second niveau et espace intérieure identiques à fr (France) ; aucun écart québécois trouvé. La largeur exacte de l'espace intérieure (U+00A0 ordinaire vs U+202F fine) n'est pas non plus tranchée ici — l'OQLF emploie le terme générique « espace insécable » ; la valeur « nbsp » est reprise de fr.json en attendant que ce point soit résolu pour les deux locales.
- Office québécois de la langue française, Banque de dépannage linguistique, « Cas où l'élision est obligatoire » (dernière mise à jour : 2015) : « L'élision ne touche que des mots grammaticaux, habituellement courts, et que les voyelles a, e et i. » L'élision est obligatoire pour le déterminant et le pronom la et le, pour les pronoms je, me, te, se et ce placés devant le verbe, pour si devant il(s), pour que et les conjonctions qui le contiennent, pour jusque, pour la préposition de et pour l'adverbe de négation ne vitrinelinguistique.oqlf.gouv.qc.ca
Justifie dix des treize entrées de quotes.elisionClitics.before : l (la, le), j (je), m (me), t (te), s (se et si), c (ce), qu (que), jusqu (jusque), d (de), n (ne). Chaque entrée est la plage de lettres maximale à gauche de la marque, d'où jusqu et non qu pour « jusqu'à » : sous une comparaison par plage maximale, une entrée qu ne peut pas apparier « jusqu' ». presqu (presqu'île) et quelqu (quelqu'un) sont volontairement exclus, faute d'attestation dans les articles relus, et l'exclusion est sans coût : dans les deux mots la marque a une lettre de chaque côté. La liste after est vide — la BDL définit l'élision comme l'effacement de la voyelle finale d'un mot, donc la marque suit toujours le mot élidé, et l'enclise française prend le trait d'union (donne-moi, y a-t-il), jamais l'apostrophe. Le cas porté par cette liste est l'élision devant un élément en ligne, l'<em>idée</em> : sans elle, quotes appariait la marque comme une citation et invertissait la paire englobante (issue #53). L'OQLF est l'autorité du Québec : pour fr-CA la citation est directe, pour fr elle tient lieu de substitut, le Lexique de l'Imprimerie nationale et Le Bon Usage n'étant pas consultables en ligne — même lacune que celle déjà signalée ailleurs dans ce fichier. quotes.md §3.2's span-boundary elision veto (spec 1.4.0) reads this list only when the mark's other literal neighbour is modes.md §3.2's inline span boundary, so every entry is matched against the maximal LETTER run on one side of the mark and nothing else. The list is decline-only: the worst it can do is refuse a pairing quotes would otherwise have formed.
- Office québécois de la langue française, Banque de dépannage linguistique, « Élision de lorsque, puisque et quoique » (2020) : « les conjonctions lorsque, puisque et quoique s'élident obligatoirement devant il(s), elle(s), on, un et une, et aussi devant la préposition en » ; l'élision généralisée devant tout mot commençant par une voyelle ou un h muet « demeure facultative » vitrinelinguistique.oqlf.gouv.qc.ca
Justifie les trois entrées lorsqu, puisqu, quoiqu. L'élision obligatoire devant il(s), elle(s), on, un, une et en suffit à l'appartenance : la liste étant uniquement restrictive, le caractère facultatif de l'élision généralisée ne change rien. Là encore la plage maximale impose des entrées distinctes : qu n'apparie pas « lorsqu' ». quotes.md §3.2's span-boundary elision veto (spec 1.4.0) reads this list only when the mark's other literal neighbour is modes.md §3.2's inline span boundary, so every entry is matched against the maximal LETTER run on one side of the mark and nothing else. The list is decline-only: the worst it can do is refuse a pairing quotes would otherwise have formed.
nbsp
- Office québécois de la langue française, Banque de dépannage linguistique, « Espacement avant et après les signes de ponctuation et les symboles » : « L'Office québécois de la langue française opte pour l'absence d'espace devant le point-virgule, le point d'exclamation et le point d'interrogation », l'espace fine restant admise « lorsqu'elle est disponible » ; le deux-points est précédé d'une espace insécable vitrinelinguistique.oqlf.gouv.qc.ca
C'est le point qui distingue fr-CA de fr (France) : l'usage de France, documenté dans spec/locales/fr.json à partir de Jacques André, insère une espace fine insécable (U+202F) avant « ; », « ! » et « ? ». L'OQLF choisit explicitement l'absence d'espace pour l'usage québécois ; l'espace fine n'est mentionnée que comme variante disponible, pas comme la règle par défaut. Le champ narrowBeforePunctuation est donc vide : la règle « spaces » retire toute espace ordinaire tapée devant ces signes (comportement indépendant de la locale, spec/rules/spaces.md), et aucune espace n'est réinsérée ici — le résultat net est « Bonjour! », sans espace, ce qui correspond au choix explicite de l'OQLF plutôt qu'à un oubli. Le deux-points reste précédé d'une espace insécable ordinaire (U+00A0), comme en France : les deux sources OQLF consultées s'accordent sur ce point avec Jacques André.
- Jacques André, Petites leçons de typographie, éd. du jobet, § 5.1.3 « Autres emplois de l'espace insécable » — voir spec/locales/fr.json pour la citation complète jacques-andre.fr
beforeUnits, beforeNumber, beforeWord, abbreviations et initialBinding (spec 0.6.0 : le champ s'appelait auparavant le booléen bindInitials ; fr conserve "single", cité au § 5.1.3 d'André pour « N. Bourbaki ») sont repris tels quels de spec/locales/fr.json : aucune source spécifiquement québécoise n'a été consultée pour ces cas (seuls le point-virgule/point d'exclamation/point d'interrogation et le deux-points ont été vérifiés séparément auprès de l'OQLF, voir l'entrée précédente). L'OQLF confirme par ailleurs, sur la même page que l'entrée précédente, une espace insécable devant les symboles d'unités SI et le pourcentage, ce qui corrobore — sans le prouver intégralement — le maintien de ces listes pour fr-CA.
- Office québécois de la langue française, Banque de dépannage linguistique, « Abréviation de numéro » : « L'abréviation courante du nom numéro est no ou No, avec la lettre o minuscule en exposant » ; « On n'abrège le mot numéro que s'il suit immédiatement le nom qu'il détermine » ; exemple : « C'est le billet no 852410 qui a valu le gros lot à sa détentrice » vitrinelinguistique.oqlf.gouv.qc.ca
Deux choses distinctes, et il faut les tenir séparées. Ce que la source établit : « n° » est une abréviation, pas un symbole, d'où beforeNumber et non afterSymbols — l'argument est aussi mécanique, un « ° » seul placé dans afterSymbols serait inerte puisque N6 exige que le code point précédent ne soit pas ALNUM, or c'est la lettre « n » (nbsp.md §3.8). Ce que la source n'établit pas : la séquence exacte de code points. L'OQLF prescrit un o minuscule en exposant, un tracé et non un code point, et ne nomme nulle part le signe de degré ni la ligature « numéro » (U+2116). Pour la France, rien : le § 5.1.3 de Jacques André, relu intégralement, ne mentionne ni « numéro » ni « no », et le Lexique de l'Imprimerie nationale est un ouvrage imprimé qui n'a pas pu être consulté. Décision de l'opérateur (18.09.2026) : quand la règle est derrière une source payante, polytypo retient l'usage le plus répandu et l'applique de la même façon partout, l'uniformité primant la conformité au canon, et la décision est signalée comme telle au lieu d'être présentée comme une citation. L'usage le plus répandu est « n » + U+00B0, c'est ce que l'on tape et ce que l'on trouve dans les textes en ligne ; N9 n'ayant aucune tolérance de casse, « n° » et « N° » sont deux entrées. La phrase « on ne sépare pas les numéros par des espacements » de la même page vise les tranches de chiffres à l'intérieur du nombre (« billet no 852410 »), pas l'espace entre l'abréviation et le nombre.